Sortie mémorielle avec la FRESM

Samedi 7 septembre, nous avons été conviés, (Frédéric Mareschal, Edith et Jean-Yves Sardella), par le général Klein président de la FRESM, Fédération pour le Rayonnement et l’Entraide des Soldats de Montagne, à participer à leur journée de rentrée. Dans le cadre du Centenaire 1918-2018, nous avons travaillé ensemble et nous avons des projets communs pour 2020.

Ce fut, pour nous, l’occasion de visiter la Nécropole de Saint-Niziers du Moucherotte et de nous rendre au Belvédère de Valchevrière, en compagnie de Monsieur et Madame Gaillard qui nous ont fait l’historique des lieux.

Après ces visites nous nous sommes tous retrouvés à Meaudre où nous attendait un succulent pique-nique.

Ce fut aussi, pour nous, l’occasion de remettre à la FRESM un chèque de la délégation générale du Souvenir Français de Savoie, pour notre engagement dans leurs actions mémorielles. Actuellement ils terminent le chemin de la mémoire dans la Somme avant d’entreprendre celui des Alpes.

Saint-Nizier du Moucherotte, : Balcon de la gloire

Le 13 juin 1944 au matin une colonne allemande monte de Grenoble.

Elle est forte de 400 hommes.

Les rnaquisards sont répartis le long d’une ligne de défense sur le Plateau du Charvet dans le bas du village. Tous sont-des volontaires civils, en chemise, armés de façon-disparate. Sous l’autorité e François Huet chef militaire du maquis, à un contre deux, les compagnies Brissac et Goderville (l’écrivain Jean Prévost) commandées par le capitaine Costa de Beauregard, repoussent l’assaut allemand parfois presque au corps à corps.

Pour eux, c’est le jour de gloire ! Mais également-pour les chasseurs alpins de l’adjudant-chef Chabal.  Ce petit groupe d'une vingtaine de soldats arrive en renfort en chantant "la Marseillaise"

Les Allemands refluent vers Grenoble. Deux jours plus tard, le jeudi 15 juin, la Wehrmacht aligne plus d'un millier d'hommes à Saint-Nizier. En fin de matinée, la situation est intenable pour les maquisards qui se replient. Les Allemands pénètrent dans le village, pillent et incendient la plupart des maisons. Ils profanent les sépultures de plusieurs maquisards amènent leur corps au centre dans un bûcher. Le cimetière national occupe l’emplacement où les combats furent les plus acharnés. On y trouve les tombes de Jean Prévost et celles de nombreux héros du Vercors, dont Eugène Chavant, chef civil du maquis.

Valchevrière : Belvédère des héros

Ce village situé au cœur d’une clairière pentue, à l’époque cultivée et pâturée, sert de camp aux maquisards avant d’être le lieu d’un sévère affrontement les 22 et 23 juillet 1944.

Pendant ces deux journées, les troupes allemandes s'infiltrent au cœur du massif par la route forestière de Villard-de-Lans à Saint-Martin-en-Vercors.

Le 22 juillet, en début d’après-midi, peu après Bois Barbu, elles se trouvent face aux hommes du maquis. Ceux-ci sont à peine une centaine. Ils s’accrochent et résistent sur la route, derrière des abattis, ainsi qu’en sous-bois. Mais le lendemain matin, submergés, ils doivent céder.

Sur le belvédère qui domine le village le lieutenant Chabal et ses hommes se sacrifient pour retarder l’avance ennemie et meurent les armes à la main. Les allemands incendient ensuite les maisons avec des grenades au phosphore.

De Valchevrière il ne reste que la chapelle, intacte.

Elle conclut un chemin de croix édifié depuis Villard-de-Lans. Le village ruiné est resté en l'état, avec ses poutres calcinées, ses pierres à nu et noircies.

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  • Dernière modification : lundi 16 septembre 2019.

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