Cérémonie devant la stèle Emile Hermann

le 11 juillet 2019

En présence de Nathalie LAUMONIER, Conseillère départementale, Frédéric BRET, Conseiller Départemental et maire de La Ravoire, de Frédéric Mareschal Délégué Général du Souvenir Français de Savoie, Jean-Noël Parpillon, délégué général honoraire, Michel Arnaud et Jean-Yves Sardella, délégué généraux adjoints, de membres des comités du Souvenir Français de La Ravoire, Montmélian, St Alban-Leysse, Chambéry-Cognin, d’associations d’Anciens Combattants et seize portes-drapeaux.

René Springolo, président du comité du Souvenir Français de La Ravoire, a retraçé les derniers moments d’Emile Herman tombé sous les balles de l’occupant nazi, ce 11 juillet 1944.

Histoire

Cette stèle nous rappelle que le 11 juillet 1944, ce dernier et son compagnon, Camille Marchetti, étaient en mission de liaison entre le commandement F.T.P.F. et le maquis de “Bornettes” en Bauges où ils se rendaient. Interpellés par une patrouille allemande et porteurs d’un pli et d’un revolver pour deux, ils réalisent que leur seul salut est dans la fuite. Emile Hermann fait feu sur les allemands tout en s’enfuyant, mais atteint par une rafale, il meurt immédiatement. Son camarade, bien que blessé grièvement au thorax et à l’épaule, réussit à s’enfuir le long de la Leysse et à rejoindre la maison d’un résistant de Saint-Alban. Source : La Ravoire – Son histoire - 2000 

Emile HEmile Hermanerman au 13ème BCA avant sa mise en congé d’armistice et son engagement aux FTP. A noter les deux Croix de guerre.

Coll. Privée – Chronique des années de plomb – Chambéry 1940-19144- J. Laurent-2000)

 

 

 

Cérémonie à la Stèle des fusillés à Challes-les-Eaux

Jeudi 20 juin une cérémonie en hommage aux otages du Valromey fusillés ici, à Challes-les-Eaux le 20 juin 1944 s'est déroulée en présence des élus de Barby et Challes-les-Eaux, de représentants d'associations, de familles des fusillés, des  porte-drapeaux venus du Valromey ainsi que de la Savoie. La délégation générale du Souvenir Français était représenté par Mmes E. Sardella, trésorière et A. Routin secrétaire et Mr M. Arnaud, délégué général Adjoint.

A la mémoire des 19 otages du Valromey fusillés à Challes-les-Eaux le 20 juin 1944

Le 20 juin 1944, 19 personnes étaient fusillées par les allemands au lieu-dit « LES ROCHETTES » sur la commune de Challes-les-Eaux, en limite de celle de Barby.

CAUSE DE L A PRISE DES OTAGES.

  • · La situation sur le terrain.

Le secteur concerné du département de l’Ain est délimité grossièrement à l’est et au sud par le Rhône, à l’ouest par la rivière de l’Ain et au Nord par la région de Nantua.

Géographiquement c’est le sud du Jura, donc constitué de montagnes moyennes, dont les chaines parallèles orientées nord-sud, boisées, ne sont pas toujours d’un accès facile. De nombreux villages s’y trouvent néanmoins.

C’est de cette situation favorable dont ont profité les maquis de l’Ain.

Certains résistants formaient de véritables camps sur les hauts plateaux, tandis que d’autres étaient immergés dans la population, les uns aidant les autres pour ce qui était de l’armement et du ravitaillement.

Dans ce contexte, Le VALROMEY et les cantons limitrophes d’HAUTEVILLE et de VIRIEU-LE-GRAND nous intéressent plus particulièrement, puisque les malheureux fusillés de CHALLES-LES-EAUX en étaient originaires.

C’est un secteur drainé par la rivière SERAN limité à l’ouest par la CLUSE des HÖPITAUX et le Plateau d’HAUTEVELLE, à l’est par la montagne du GRAND COLOMBIER, avec tous les atouts décrits précédemment.

  • · L’activité résistante.

Elle s’organise surtout à partir du début de l’année 1943, après l’occupation de la « Zone Libre » par les allemands en novembre 1942 et à l’institution du service obligatoire en Allemagne (S.T.O.)

La situation se durcit à partir du début de l’année 1944.

Le 2 février un accrochage sévère a lieu à RUFFIEU entre un convoi allemand et les maquisards, ce qui déclenche  3 jours après, une opération de représailles menée par des éléments de la 157ème division d’infanterie de montagne de réserve de CHAMBERY.

Pendant une dizaine de jours, rafles et déportations se succèdent.

Le 6 juin c’est le débarquement en NORMANDIE et le 8 juin l’ordre d’insurrection générale donné par LONDRES.

Le 13 juin, les mêmes troupes allemandes reviennent encore une dizaine de jours. Des  centaines de personnes rallient le maquis. Les routes sont coupées, les voies ferrées ainsi que les lignes téléphoniques sont sabotées.

Des combats furieux ont lieu, cette fois les allemands n’ont plus le temps de déporter, ils fusillent.

C’est là que se situe l’épisode des 19 martyrs de Challes-les-Eaux.

 

  • · Arrestation de 20 otages le 19 juin 1944.

 

Dans la matinée  du 19 juin, les allemands ont arrêtés 20 personnes, des maquisards pour la plupart dont le maire de VIRIEU LE GRAND, qui sera relâché le lendemain..

Les otages ont été conduits à ARTEMARE où se trouvait la Kommandatur et enfermés dans une cave au centre du village route  de CULOZ où ils ont été « interrogés brutalement ».

TÉMOIGNAGES ET RENSEIGNEMENTS.

 

Le 20 juin des soldats allemands faisaient comme d’habitude des exercices de tirs sur le terrain d’aviation de Challes-les-Eaux.

Plusieurs témoins « En champ les vaches » aperçurent un petit convoi, venant de la RN 6, formé d’une traction avant, d’un camion  et d’un autre  véhicule léger s’arrêter devant l’entrée de l’aérodrome. Un homme en manteau de cuir noir est descendu du 1er véhicule et est allé discuter avec l’officier commandant les soldats à l’exercice.  

Tout de suite après les soldats sont partis, arme à la main, en courant en direction de la route de Barby.

En roulant lentement, le camion emprunta également le chemin qui traversait la partie nord de l’aérodrome menant de la RN 6 à la route de Barby, des civils y étaient debouts, les mains attachées dans le dos, et chantaient la marseillaise.

Tous arrivés sur la route de Barby,  ils ont pris la direction du lieu-dit « Les Rochettes ».

Peu de temps après une fusillade a éclaté, puis ensuite des coups de feu séparés.

Attirés par les tirs, un groupe de jeunes se sont rendus sur les lieux.

Ils ont vus des corps criblés de balles, un vrai carnage.

 Ils sont repartis en courant par peur de ce qu’il pourrait leur arriver s’ils étaient surpris sur les lieux de ce massacre.

IDENTITES DES OTAGES.

 · Commune de VIEU.

BERNARD Georges               BERNINI Joseph                  PERSCH Roger 

 Résistants capturés par les allemeands sur le territoire de la commune de TALISSIEU (01) le lendemain du sabotage du pont SNCF de MARLIEU, auquel ils avaient tous trois participé.

  • · Commune d’HAUTEVILLE.

ARNOULD Alexis             CLEARD Francis            GUILLERMET Gabriel

 Ces résistants avaient pour mission d’aller récupérer des maquisards blessés au col de la LEBE, avec une ambulance. Ils ont été capturés au cours de cette mission.

Gabriel GUILLERMET avait fait la guerre de 1914/1918.

  • · Commune de THEZILIEU.

 BILLON André                  BILLON Georges

 Résistants capturés par les allemands à la «  CROIX du PIN », commune de VIRIEU LE GRAND.

  • · Commune de ROSSILLON.

 BARRIER Joseph.

Résistant capturé par les allemands sur le territoire de la commune de VIRIEU LE GRAND.

  • · Commune de PUGIEU.

 FERLET Marcel.

Réfractaire STO, capturé par les allemands à son domicile. Il était muni d’une fausse carte d’identité.

  • · Commune de VIRIEU LE GRAND.

 GUY Jean-Marie (Gendarme)           BELOTTI Antoine

 

Résistants capturés par les allemands à la « CROIX du PIN », commune de VIRIEU LE GRAND, en allant récupérer un blessé.

  • · Commune de CONTREVOZ.

CANOVAS-LARIOS José                  DOMINGOS-SANTOS Garcia                  MARTINEZ-RUIZ Antonio               MEDINA-GONZALES Antonio

OCANA-MEDINA José                      ORTEGA-DOMINGUE Thomas                SANZ-PENA Santiago

 

Sept bûcherons Républicains Espagnols arrêtés par les allemands sur le territoire de la commune de CONTREVOZ.

Commémorations du comité de La Ravoire - 8 mai 1945

La Ravoire

2019 DL 9 mai La Ravoire

Barberaz

2019 DL 9 mai Barberaz

Saint Baldoph

2019 DL 9 mai St Baldoph

VIBRANT HOMMAGE AU GÉNÉRAL VALLETTE D’OSIA CRÉATEUR DE LA DIVISION ALPINE EN SEPTEMBRE 1944

Organisé par la Délégation Générale du Souvenir Français de Savoie, les Anciens Combattants de Challes les Eaux,
avec le concours des Thermes de Challes les Eaux et de la Municipalité de Challes les Eaux

Samedi 27 avril - Challes-les-Eaux

14h30 : Esplanade du Casino,

Après avoir accueilli les porte-drapeaux sur l’esplanade du casino de Challes les Eaux, la fanfare du 27ème BCA nous gratifia d’une aubade avant de prendre la tête du cortège, suivie des Porte-Drapeaux, devant les autorités et les membres de la famille Vallette d’Osia et un public nombreux

L’ensemble se dirigea vers le parvis de l’établissement thermal aux accents de la fanfare, où furent placées les différentes instances (Autorités, famille et porte-drapeaux), en présence d’un piquet d’honneur du 13ème BCA .

CÉRÉMONIE

Prise de parole d’ouverture par le maître de cérémonie JYS :

Mesdames, Messieurs,

« Cette manifestation en mémoire du Général Jean Vallette d’Osia et des combattants de la Division alpine est honorée de la présence, aux côtés des membres de la famille Vallette d’Osia, de :

  • Mr Jean-Michel Doose, directeur de cabinet, représentant Mr le préfet de Savoie
  • Madame Emilie Bonnivard Député de Savoie
  • Madame Martine Berthet,  Sénatrice de Savoie
  • Mme Josette Remy, Maire de Challes les Eaux
  • Mr le Général Pierre-Joseph Givre, commandant la 27ème brigade d'infanterie de montagne,
  • Mr le Général Bertrand Vallette d’Osia Commandant la 4ème Brigade d’Aérocombat
  • Mrs les colonels Thomas Noizet et Louis Marie Vallençon, Chefs de Corps des 13ème et 27ème Bataillons de Chasseurs Alpins
  • Mesdames et Messieurs les Conseillers Régionaux
  • Mesdames et Messieurs les Conseillers Départementaux (Mmes Nathalie LAUMONNIER et Christelle FAVETTA SIEYES)
  • Mesdames et Messieurs les élus
  • Mr le Général Michel Klein, président de la Fédération des soldats de montagne
  • Messieurs les Officiers Généraux
  • Mme Cécile CLERY-BARRAUD, directrice de l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre
  • Mr Frédéric Mareschal, délégué général du Souvenir Français de Savoie
  • Mrs les présidents de l’Amicale des Anciens combattants de Challes les Eaux et des associations patriotiques et régimentaires
  • Mesdames et Messieurs les présidents d’associations mémorielles
  • Mesdames et messieurs les PORTE-DRAPEAUX
  • La fanfare du 27ème Bataillon de Chasseurs Alpins sous la direction du chef de fanfare de l’adjudant-chef Paul-Philippe Neyrac,
  • Et le piquet d’honneur du 13ème bataillon de Chasseurs Alpins. »

Suivirent les interventions de Mr Julien Donzel, 1er adjoint et correspondant Défense de la mairie de Challes les Eaux de Mr Claude Léger, président de l’amicale des anciens combattants de Challes les Eaux de Mr Frédéric Mareschal, délégué général du Souvenir Français de Savoie, de  Mr Jean-Michel Doose, directeur de Cabinet, représentant Mr le Préfet de Savoie,

Le dévoilement de la plaque commémorative de l’implantation à Challes les Eaux du quartier général de la Division alpine, par :2019 Dévoilement plaque 1

  • le Général Pierre-Joseph Givre, commandant de la 27ème brigade d'infanterie de montagne 
  • Bruno Vallette d’Osia représentant la famille de Jean Vallette d’Osia
  • Mme Josette Remy, Maire de Challes les Eaux
  • Frédéric Mareschal, Délégué général du Souvenir Français de Savoie
  • Claude Léger, président de l’Amicale des Anciens combattants de Challes les Eaux. »

Suivi du dépôt de six gerbes par : l’Amicale des anciens combattants de Challes Les Eaux, par Mr Claude Léger,  la Délégation départementale du Souvenir Français, Mr Frédéric Mareschal, la municipalité de Challes les Eaux, Mme Josette Remy, la 27ème brigade d’infanterie de montagne, Mr le Général Pierre-Joseph Givre accompagné des colonels Thomas Noizet et Louis Marie Vallençon, Chefs de Corps des 13ème et 27ème Bataillons de Chasseurs Alpins, l’Assemblée Nationale, Mesdames Emilie Bonnivard Députée de Savoie et Martine Berthet, Sénatrice de Savoie et M. Jean-Michel Doose, directeur de Cabinet, représentant Mr le Préfet de Savoie.2019 Rond point 1

Après la sonnerie aux morts et la Marseillaise (par la fanfare du 27ème BCA), les autorités saluèrent les drapeaux des ordres nationaux et des associations patriotiques et mémorielles, avant de se rendre en cortège aux accents de la fanfare du 27ème BCA, au Rond-Point du Général Vallette d’Osia, afin d’en dévoiler la deuxième plaque par : Mme Josette Remy, Maire de Challes les Eaux, accompagnée du Général Pierre-Joseph Givre, commandant de la 27ème brigade d'infanterie de montagne et de Mr Bruno Vallette d’Osia représentant la famille Vallette d’Osia.

Puis tous se rendirent à la salle Bellevarde pour écouter la vibrante conférence-hommage au général Jean Vallette d’Osia, par Jean-Olivier Viout, Président de l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Savoie.

A la fin de la conférence, M. Bruno Vallette d’Osia remercia, au nom de sa famille les organisateurs de ce bel hommage, en particulier Jean-Olivier Viout, la Délégation du  Souvenir Français de Savoie et la Municipalité de Challes-les-Eaux.

Clôturé par un vin d’honneur organisé par la commune de Challes les eaux.

Jean VALLETTE d’OSIA (1898 – 2000)


Archives Famille Valette dOsia 1924Jean Vallette d'Osia est né à Rennes en 1898.Archives Famille Valette dOsia à 20 ans

Lors de la première Guerre Mondiale il s’engage en 1916.

Il sera cité au Chemin des Dames.

Sous-Lieutenant en 1918, chefs de patrouilleurs d’élites, il capturera un aspirant allemand qui révèlera la grande attaque du lendemain. Blessé en Champagne il terminera la guerre avec 5 citations, dont la Légion d’Honneur, à 18 ans. Il réintègrera St Cyr et servira à la légion étrangère en Afrique du Nord.

En 1924, il demande à servir dans les chasseurs alpins. Le 25 décembre 1924 et sera affecté au 6ème BCA de Grenoble.

Il innovera ainsi la technique de ski en vigueur (alors le télémark).

Essais de carres de ski, traction d’escouades à ski par automobiles, et imaginera différents farts selon la qualité de la neige.

En 1929, il réalisera un exploit, en menant un raid avec quelques hommes, qui lui vaudra une citation, fait rarissime en temps de paix :

« Malgré les difficultés opposées par un hiver particulièrement rigoureux, a parcouru plus de 450 km en 8 étapes (dont 4 de 70 km) de Grenoble à Briançon par Chamonix en passant par 6 cols dont 8 situés entre 1600 et 2000 mètres affirmant ainsi des qualités d’audace et de prudence jointes à une connaissance approfondie de la montagne. »

Il raisonnera souvent sans s’encombrer de doctrines ou de règlements, frappé par le conformisme ambiant et gardera en horreur les ordres trop volumineux, qui ne laissent pas de marges de manœuvre aux exécutants.

 1939-1940

Il sera affecté successivement à la 64ème DI puis à la 8ème armée.

Chef de bataillon le 25 décembre. Il participera aux combats de la Somme, puis sera fait prisonnier à St Valéry en Caux. Il s’évadera, sera repris et s’évadera encore une seconde fois pour rejoindre la « zone libre ». En 1940, sera désigné pour encadrer les troupes de Haute-Savoie.

Août 1940 : Il prend le commandement du 27ème BCA à Annecy et recevra de l’EMA, la mission -secrète- de pouvoir le quadrupler, c’est-à-dire de transformer son BCA en une demi-brigade à quatre bataillons.

Suite à l’Armistice, Vallette d’Osia quittera à regret le 2ème BCA début 1942 pour devenir chef d’Etat Major de la Haute-Savoie. Il préparera ainsi la mobilisation clandestine, ainsi que la résistance et refusera d’indiquer les dépôts d’armes clandestins.

Promu lieutenant-colonel le jour de Noël 1942, il passera dans la clandestinité.

Il organisera des passages de frontières, militarisera et entraînera, grâce à l’aide financière des Américains, les milliers de jeunes qui voulaient échapper au STO.

Arrêté par la Gestapo, le 13 septembre 1943, torturé, il réussira à sauter d’un train toujours menotté (voir paragraphe « Son évasion »).

Il sera exfiltré vers Londres, puis vers Alger où il sera chargé de préparer le débarquement sur les côtes sud de la France.

Colonel au 1er septembre 1944, il persuadera de Lattre de Tassigny de reconstituer la 27ème DIA avec les unités FFI régionales. Ainsi il deviendra le commandant de l’infanterie divisionnaire sous les ordres de Molle. Toujours aussi tacticien, il mettra l’accent sur le déplacement et le combat à ski, ainsi que sur le tir avec les mortiers. Trop négligés jusque-là par les fantassins.

Début septembre 1944, au lendemain de la libération de Lyon et de la plus grande partie de notre région, le colonel Jean Vallette d’Osia, (futur Général de corps d’armée) héros de la Guerre 14-18, haut cadre de la Résistance, initia la création d’une Division Alpine destinée à accueillir et encadrer les quelques 40.000 combattants FFI qui avaient été engagés dans les combats.

Cette Division Alpine dotée de faibles moyens de fortune qu’il convenait de constituer de toutes pièces, exigeait un état-major et devait faire choix d’un lieu pour implanter son quartier général. Le colonel Vallette d’Osia opta pour Challes-les-Eaux à raison de deux considérations qu’il exposera dans ses mémoires :

« Challes avait deux grands mérites. Le premier était de se trouver sur le trajet de câbles de lignes souterraines à longue distance ; or, pour nous, dépourvus de moyens radios, le bon fonctionnement du téléphone était primordial. Le second avantage était de posséder un établissement thermal vide et assez grand pour accueillir et pour abriter sous le même toit tous nos services »
Archives Famille Valette dOsia 1

C’est ainsi que de septembre à décembre 1944, le casino de Challes les Eaux devint le siège de l’état-major de la Division Alpine, d’où fut planifiée la reconquête des cols alpins encore aux mains de l’ennemi. Lors de son déplacement en Savoie, le 5 novembre 1944, le Général de Gaulle tint au Casino de Challes une importante réunion de travail.Il devient commandeur de la Légion d’Honneur en septembre 1945.

Avril 1946, Vallette d’Osia est placé à la tête de la subdivision de Grenoble (Isère, Drôme, et Hautes Alpes) où il va rester plus de 6 ans.

Le 1er septembre 1950, il sera promu général.

Général de Division le 1er septembre 1954.

Il quitte le commandement de la 27ème DIA en août 1955, pour prendre celui du secteur de défense des Alpes contre un ennemi venant de l’Est et qui ne serait pas italien !

Le Général Descour dira de lui : « Magnifique soldat, meneur d’homme, beau caractère, personnalité accusée, d’une indépendance farouche, travailleur acharné, sa compétence particulière en matière de guérilla et de combat en montagne devrait trouver un terrain d’élection en Algérie. »

Le 1er juillet 1958, le général de division Vallette d’Osia reçoit rang et appellation de général de corps d’armée. Le 16 août, il est atteint par la limite d’âge.

Il est élevé à la dignité de Grand Croix de la Légion d’Honneur.

CONCLUSION

Le général Vallette d’Osia recommandait de systématiquement raisonner face à un problème, c’est-à-dire de ne pas lui appliquer une solution toute faite.

Il avait aussi le souci de disposer de matériel dernier cri, qui selon lui pouvait faire la différence couplée avec la valeur des hommes. Il recherchait l’innovation technique.

Vallette d’Osia était l’homme du mouvement, du rythme et de la vitesse.

Enfin, il était convaincu que de petites équipes autonomes et surentraînées, pouvaient réussir des missions spécifiques, notamment de destruction et de renseignements, pour le plus grand profit du commandement.

SON ÉVASION

En gare de Lyon il prend le train de nuit pour Dijon dans un compartiment réservé à la Wehrmacht. Il fait semblant de dormir, menotté et sans lacets de chaussures. Ses gardes s’endorment, aussitôt il ouvre avec difficulté la fenêtre et saute les pieds en avant, le visage tourné vers le haut. Il heurte violemment avec la tête et l’épaule le ballast. Le train s’arrête 400 m plus loin. VALLETTE d’OSIA se redresse traverse les voies et court en sens inverse du train. Il arrive dans un village (Chambertin) chez des paysans qui liment la chaîne reliant ses menottes. Le paysan lui donne une veste noire et une casquette pour dissimuler sa blessure, son fils accompagne l’officier pour éviter deux villages et lui donne un peu d’argent. Au petit jour il demande l’hospitalité à un couple de retraités qui scient les bracelets des menottes et qui voyant son état pitoyable va le retenir 2 jours pour le soigner. En novembre 1943 VALLETTE d’OSIA doit se rendre à Alger, pour faire le point sur les maquis. Une tentative par le sous marin « Casabianca » échoue. Il réussira par avion à rejoindre l’Angleterre puis Casablanca et enfin Alger. Il participe aux travaux d’état-major pour la préparation du débarquement en Provence, puis à la fin août 1944 il rejoint les maquis de Haute Savoie.

 

CHALLES LES EAUX 

Jean-Vallette d’Osia, alors lieutenant-colonel, propose en septembre 1944, au général de Lattre de Tassigny de recréer une grande division d’infanterie de montagne à partir d’unités FFI régionales, composés souvent d’anciens chasseurs alpins, afin de repousser définitivement l’ennemi hors de nos frontières alpines.

La reconstitution de cette unité qui sera forte de plus de 20.000 hommes, sera engagée à Challes les Eaux où Vallette d’Osia avait implanté son quartier général, dans les locaux de son établissement thermal temporairement désaffecté, avant de rejoindre Grenoble quelques semaines plus tard.

Après 42 ans de vie militaire, le général Vallette d’Osia va vivre 42 ans de retraite à Annecy-le-Vieux ; il y écrit ses mémoires. Ce grand soldat dont la devise était : "honneur passe honneurs" est décédé centenaire en 2000. Son nom a été donné au PC de l’actuelle 27° Brigade d’Infanterie de Montagne à Varces.

Poème de Jean-François Vallette d'Osia inspiré par cette journée d'hommage à son grand-père.

 
A mes frères et sœurs, cousines et cousins

 

Son grand-père, puis son père le furent,

Général, il le fut.

En 1916, il put la faire,

Ce qu’ils nommèrent la Grande Guerre.

A 18 ans, il eut la Légion d’Honneur,

De faits d’armes, dans l’horreur.

En 40, il refusa de collaborer,

Et entra en clandestinité.

Soldat-résistant, il créa les Glières,

Dénoncé, il connut le calvaire…

D’un train, la nuit s’évada,

Par une fenêtre, il sauta.

De Gaulle, Giscard et Mitterrand le saluèrent,

C’était notre grand-père.

Sources :Jean-Olivier Viout et Archives familiales du général Jean Vallette d’Osia 2019. Philippe Lacarrière « A travers les barreaux, Récits d’évasion de Résistants » paru aux « Éditions LBM Little Big Man » en 2005

 Assemblée annuelle du comité

Samedi 5 janvier s’est tenue à la Médiathèque Samivel, à Challes-les-Eaux, l’assemblée annuelle du Comité du Souvenir Français du Canton de la Ravoire. Plus de 50 membres assistaient à cette instance, présidée par René Springolo, président, en présence de Frédéric Mareschal, délégué général de la Savoie, Thierry Gérard, adjoint au maire de la Ravoire, Nathalie Laumonnier, conseillère départementale du canton de la Ravoire, Marie Dauchy, conseillère régionale, Michel Arnaud et Jean-Yves Sardella, délégués généraux adjoints, Edith Sardella, trésorière et Arlette Routin, secrétaire de la délégation générale.

En préliminaire un hommage a été rendu aux personnes disparues (Albert Bernard et le colonel Pierre Desroche) avec une minute de silence. Dans son rapport d’activités, le président mentionne, entre autres, la présence du Souvenir Français aux commémorations du centenaire de la Grande Guerre à Chambéry, avec notamment la tenue de deux stands (aviation et marine) lors de la grande exposition au parc des Expositions. Il a rappelé le besoin urgent de personnes bénévoles au moment de la quête nationale (Toussaint). Le rapport financier présenté par Josette Mollaret, trésorière, souligne une trésorerie saine et positive. Le vice-président, Pascal Springolo, a rappelé des actions de soutien financier pour 2018, qui seront reconduites en 2019, à savoir la participation financière du Comité pour deux projets sur des lieux de mémoire pour 53 élèves du collège Edmond Rostand (Izieu en février) et pour le Lycée du Nivolet (Caen, Maux et Paris en avril/mai). Les différents rapports ont été approuvés à l’unanimité.

En ce qui concerne les projets 2019, Frédéric Mareschal a informé l’assemblée de l’intention de créer un comité du Souvenir Français pour la Chartreuse, de dissocier le comité d’Albertville/Tarentaise en deux avec un comité pour Albertville-Beaufortin et un sur la Tarentaise. Il a également parlé de la réorganisation de la Délégation Générale avec la création de deux autres postes de délégués généraux adjoints, ce qui passe le nombre de trois à cinq. Il a souligné l’intervention du Souvenir Français auprès des 230 élèves du collège N. D. de la Villette, à La Ravoire.

Nathalie Laumonnier a remercié vivement l’engagement des bénévoles (porte-drapeaux, quêteurs…) du département pour toutes leurs actions (dont celle auprès des établissements scolaires de La Ravoire), leur implication dans les commémorations pour le centenaire de la Grande Guerre. Elle a souligné « l’importance du devoir de mémoire ». L’assemblée s’est terminée par les vœux 2019 et des remises de médailles.

Lors de l’assemblée annuelle, 12 personnes ont été mises à l’honneur par le Comité du Souvenir Français et ont reçu, le diplôme d’honneur à Marie-Thé Mercier, la médaille de bronze  à Ginette Léger, Madeleine Mollard, Monique et Elodie Springolo, Bernard Ducef, Michel Ouzazna et la médaille de porte-drapeaux à Marie Dauchy, Claude Léger, Terry El Fazi, Pascal et Clément Springolo.

L’ARS et le Souvenir Français Comité de La Ravoire,

sur le front des Vosges 1914 1918

Les membres de l’ARS (Association des Réserviste de Savoie) et le Souvenir Français du canton de La Ravoire de retour après deux jours sur les lieux de Mémoire, inauguré en 2016.

Monument dédié à tous les bataillons de Chasseurs Alpins dont le 13ème BCA  " Côte 425 " à Thann (68800)

Dépôt de gerbe et visite du Mémorial Franco-Allemand, ainsi que de la  crypte de " l'Hartmannswillerkopf ."

Suivi de la visite du champ de bataille, Tranchées, musée, et cimetière du " Linge " et d'un cimetière Allemand

2018 le front des vosges cote 425

Cérémonie comité de La Ravoire

devant la stèle Emile Hermann le 11 juillet 2018

En présence de Nathalie LAUMONIER, Conseillère départementale, Frédéric BRET, Conseiller Départemental et maire de La Ravoire et de Frédéric Mareschal Délégué Général du Souvenir Français de Savoie, de comités du Souvenir Français -Montmélian, St Alban-Leysse, Chambéry-Cognin, La Motte Servolex-, d’associations d’Anciens Combattants et douze portes-drapeaux,

René Springolo, président du comité du Souvenir Français de La Ravoire, a retraçé les derniers moments d’Emile Herman tombé sous les balles de l’occupant nazi, ce 11 juillet 1944. Il rendra ensuite hommage à Maurice Dubreuil, ancien combattant et porte-drapeau officiel du Comité jusqu’à ce jour, après 29 ans de présence, qui passe, ce jour, le « relais » à Michel Auzazna.

Mais, nous confia Maurice : « Je serais toujours là. »

Histoire

La nouvelle stèle en mémoire d’Emile Hermann a été érigée au carrefour de la Trousse. Elle nous rappelle que le 11 juillet 1944, ce dernier et son compagnon, Camille Marchetti, étaient en mission de liaison entre le commandement F.T.P.F. et le maquis de “Bornettes” en Bauges où ils se rendaient. Interpellés par une patrouille allemande et porteurs d’un pli et d’un revolver pour deux, ils réalisent que leur seul salut est dans la fuite. Emile Hermann fait feu sur les allemands tout en s’enfuyant, mais atteint par une rafale, il meurt immédiatement. Son camarade, bien que blessé grièvement au thorax et à l’épaule, réussit à s’enfuir le long de la Leysse et à rejoindre la maison d’un résistant de Saint-Alban. Source : La Ravoire – Son histoire - 2000 

Emile HEmile Hermanerman au 13ème BCA avant sa mise en congé d’armistice et son engagement aux FTP. A noter les deux Croix de guerre.

Coll. Privée – Chronique des années de plomb – Chambéry 1940-19144- J. Laurent-2000)

 

 

 

Challes-les-Eaux Cérémonie commémorative du 19 mars 1962

 

Ce lundi 19 mars 2018, une cérémonie avait lieu au Monument aux Morts de Challes les Eaux pour commémorer la fin de la guerre d'Algérie. A ce rassemblement, participaient des élus, le président des Anciens combattants,  le président du Souvenir Français du canton, les porte-drapeaux en présence de la députée Mme E.Bonnivard , une gerbe fut déposée.

Remise de médaille à Michel ARNAUD

A cette occasion la médaille d'argent du Souvenir Français fut remise, par Mr SPRINGOLO,  à Mr Michel ARNAUD pour ses activités et son dévouement au sein de l'association. En fin de manifestation, un pot d'honneur fut servi en mairie.

La Ravoire - Lycée "Le Nivolet"

Les élèves travaillent sur le devoir de mémoire

Article du Dauphiné Libéré du 11 fécrier 2018

2018 d.l 11 02 18 lycée Le Nivolet

Assemblée Annuelle Comité de La Ravoire 2018

L'assemblée des Adhérents du Souvenir Français du canton de La Ravoire, s'est tenue à Barberaz le 6 janvier 2018.

Autorités Présentes Mmes Marie Dauchy conseillère Régionale

Nathalie Laumonnier conseillère Départemental

Colonel Avit délégué départemental Honoraire,

Mr Jean-Noël Parpillon délégué départemental de la Savoie

Mr Michel Arnaud délégué départemental Adjoint,

Mr David Dubonnet Maire de Barberaz,

Mr Claude Leger Président des Ancien combattants de Challes-les-Eaux,

Mmes Fétaz et Mongellaz élues de Barberaz

Mrs Hachet et Poësin élus de St Baldoph

Ouverture de l'assemblée par le président René Springolo après un moment de silence pour nos disparus

Rapport sur les activités de l'Année.

Rapport du Vice-Président Pascal Springolo pour les prévisions suivantes :

Carrés Militaires, Quêtes du 1er novembre et les portes drapeaux.

Présentations des comptes par la trésorière Mme Mollaret.

Intervention de Mr Jean-Noël Parpillon D.G. Savoie.

Présentation du fonctionnement du Souvenir Français,

Evènements 2017 et Projets 2018  (expositions, conférences)

Remises de Récompenses :

3 Diplômes d'Honneur Mrs David Dubonnet - Pascal et Clément Springolo

4 Médailles de Bronze : Mme Mollaret - Mme Cochet  - Mr Léger - Mr Vallette D'Osia

2 Médailles d'Argent : Mme Dubreuil - Mr René Springolo

1 Médaille de Vermeil Mr Crommer

Challes-les-Eaux - Cérémonie du 5 décembre 2017

Dépôt de gerbe à Challes-les-Eaux lors de la cérémonie du 5 décembre en présence de Michel Arnaud, délégué-Adjoint de la délégation du Souvenir Français de Savoie

Article Dauphiné Libéré du 7/12/2017

Challes les Eaux 5 12 17

1917 - 2017 Catastrophe de St Michel de Maurienne

Comités de La Ravoire et de Saint Alban Leysse

Les Comités du Souvenir Français de St Alban Leysse, de La Ravoire et UNC de Savoie ont affrété un car, afin de participer à la commémoration du Centenaire de l'accident ferroviaire survenu à St Michel de Maurienne le 12.12.1917.

Cette manifestation, en présence de nombreux élus, de militaires, de la musique du 27eme BCA et des enfants des écoles a permis de célébrer dignement le souvenir de cette catastrophe au cours de laquelle 435 permissionnaires, revenant du front italien perdirent la vie.

La Ravoire - Cérémonie à la stèle Emile Hermann

Mardi 11 juillet 2017, s'est déroulée la cérémonie en hommage à Emile Hermann tombé sous les balles des allemands au carrefour de la Trousse.

Cérémonie organisée par le Souvenir Français, comité de La Ravoire, et les anciens combattants ARAC.

Cérémonie Emile Hermann 12 7 17

  • Dernière modification : jeudi 18 juillet 2019.

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